Ces pensées qui nuisent à la confiance en soi


Chacun de nous est sévère envers soi-même un jour ou l’autre. Parfois, on se juge, on se rabaisse, on se critique. Vous arrive-t-il de ne pas avoir de pensées bienveillantes à votre égard ? Si c’est le cas, sachez que vous n’êtes pas seul. Bien souvent, on est plus dur envers soi qu’on l’est avec les autres.


Tout d’abord, il est important de savoir qu’on a des milliers de pensées quotidiennes… et la plupart sont négatives. C’est alors tout un défi d’entretenir des pensées positives ! La première étape est d’en prendre conscience, de le voir, lorsqu’on se parle durement, afin de pouvoir changer ce fonctionnement et s’éviter beaucoup de souffrance. Ces pensées malveillantes ont un impact direct sur l’image que l’on a de soi, sur notre estime et notre confiance. Lorsqu’on est dur et critique envers soi, on se parle avec violence, et cette violence au quotidien teinte notre valeur. Ça peut aussi influencer nos interactions avec les autres, notre moral, notre énergie, notre vitalité, bref, nous causer bien du tort. On mérite tous d’être bien, et je vous aiderai à y parvenir grâce à ces différentes pistes.

1. S’observer grâce à la pleine conscience Tout d’abord, il est essentiel de prendre le temps de s’arrêter afin d’écouter son discours intérieur. Qu’est-ce que vous vous dites au quotidien ? Quelles sont vos pensées et vos paroles ? Sont-elles bienveillantes, encourageantes ou plutôt blessantes envers vous ? L’observation de soi permet de se voir avec plus de justesse, et c’est la première étape du changement.

Pour y parvenir, la pleine conscience est un état qui nous centre sur le moment présent et qui permet de porter notre attention sur ce que l’on vit, ici et maintenant. En étant pleinement présent à ce que l’on vit et ce que l’on pense, on peut ainsi amorcer des changements. Lorsque tout devient un tourbillon dans vos pensées, pensez à prendre de grandes et profondes respirations afin de revenir à votre corps et au moment présent. C’est un outil accessible à tout moment de la journée !

2. Oser contredire ses pensées On se lance dans un projet, et celui-ci ne se déroule pas comme on l’avait prévu. Malgré nos efforts, rien ne semble fonctionner. On est découragé et on se dit intérieurement : « J’échoue tout ce que je fais, je suis bon à rien. » Lorsque cela se produit, on peut prendre un temps d’arrêt pour revenir à la réalité en contredisant ces pensées et la perception négative que l’on a de soi. On peut ainsi se dire : « Ce n’est pas vrai que j’échoue tout ce que j’entreprends, j’ai réussi à parler de mes sentiments à mon copain dernièrement, même si ça a été difficile de le faire. » En ramenant un fait ou un événement qui s’est réellement produit, on contredit notre pensée, ce qui permet de revenir à ce qu’il en est véritablement et de sortir de la dévalorisation.

3. Reconnaître l’effort pour augmenter la confiance en soi Pour faire suite au dernier exemple, on peut se dire : « Je ne suis pas arrivé à atteindre l’objectif que je m’étais fixé, mais j’ai essayé. J’ai fait beaucoup d’efforts, et je reconnais ma persévérance et ma détermination. Ce sont des qualités dont je suis fier. » En se parlant ainsi, on change la perception que l’on a de soi et on ne diminue pas notre valeur, au contraire, on reconnaît nos forces. Il est très important aussi de s’encourager, de se féliciter et d’agir comme un « coach » pour soi qui est là pour nous soutenir.

4. Souligner ses petites victoires On prend le temps de célébrer nos grandes réalisations, mais on oublie toutes les petites victoires du quotidien. Tous les pas qu’on fait méritent aussi d’être vus et reconnus. Je vous invite à prendre le temps de les voir et à élargir votre horizon. En voyant seulement nos grandes réalisations, on ne cultive pas au quotidien notre valeur et on entretient la pensée que l’on doit réaliser de grands exploits pour être fier de soi. On peut être fier de ce que l’on fait et de ce que l’on est, et c’est en y prêtant plus d’attention que l’on peut mieux le voir.

5. Se parler comme on parlerait à notre meilleur ami Je reviens à mon exemple du départ. Vous n’avez pas réalisé votre objectif et vous vous jugez durement. Lorsque ça se produit, je vous invite à vous poser cette question : « Qu’est-ce que je dirais à mon meilleur ami dans cette situation ? » Vous auriez envie de l’encourager et de lui faire reconnaître qu’il a vraiment fait de son mieux. Vous lui parleriez assurément avec plus d’amour et de bienveillance. Vous méritez aussi de vous parler ainsi. Vous vous traiterez donc avec plus de gentillesse, de respect, et c’est nécessaire pour nourrir une image saine de soi.

6. Obtenir un retour positif de ses proches La façon dont on se perçoit n’est pas toujours juste. Lorsque le doute s’installe et que tout devient confus, il peut être aidant de demander une rétroaction positive à un proche afin de ne pas se laisser envahir par le doute. Par exemple, vous faites une présentation au travail, et un participant ne semble plus attentif. L’insécurité monte, vous vous remettez en question en supposant que vous n’êtes pas intéressant et vous commencez ainsi à vous dévaloriser. Comme on l’a vu à la piste n˚2, revenir à la réalité vous permettra de constater que vous n’avez aucune idée de ce que vit votre collègue à ce moment. Peut-être pense-t-il à la dispute de ce matin avec sa conjointe, à ses maintes tâches à faire durant la journée ? Il existe une liste infinie de raisons possibles. Afin d’apaiser le sentiment d’insécurité, demander une rétroaction de sa présentation à une personne de confiance fera la différence. Vous prenez soin de vous en agissant ainsi, et cela vous permettra d’avoir un regard plus objectif.

Je vous souhaite une bonne route sur le chemin de la bienveillance. Ce processus de changement demande du temps et de la patience. Chaque petit pas compte, et je vous invite à vous encourager et à vous féliciter pour chaque effort que vous faites afin de prendre soin de vous ! Et lorsque des pensées malveillantes se présenteront, je vous invite à les laisser passer sans leur donner de l’importance.

(Article paru dans le magazine Mieux-Être www.magazinemieuxetre.ca)

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